En Somalie, les femmes déplacées surmontent la sécheresse et retrouvent leur indépendance
À Baidoa, en Somalie, Amina rayonne de fierté en montrant sa récolte matinale : 70 kilos de concombres, vendus 1.50 dollar le kilo. « Imaginez la différence avec notre vie dans la jungle », dit-elle.
Grâce à l'initiative d'agriculture climato-intelligente de SOS Villages d'Enfants, Amina et les autres participants apprennent à obtenir des récoltes régulières et à atteindre la stabilité financière. La formation a permis au groupe d'acquérir les compétences nécessaires pour surmonter les défis agricoles avec confiance. « Je peux réparer les canalisations, pulvériser les cultures et planter en hydroponie », explique-t-elle.
Amina a entendu parler de l'initiative par l'intermédiaire de responsables locaux qui mettent en relation les femmes vulnérables avec des opportunités. « Les anciens du village connaissent tout le monde et nous aident à saisir nos chances », ajoute-t-elle.
Contrairement à l’agriculture traditionnelle, les méthodes hydroponiques produisent des récoltes tous les trois mois, permettant aux femmes comme Amina de devenir autonomes et de se construire un avenir meilleur.
Dans la région somalienne de Bakool, frappée par la sécheresse, Hirey a vu, impuissante, la terre desséchée emporter ses 25 chèvres et ses cinq vaches, forçant sa famille à quitter leur foyer. « Nous étions confrontés à l'insécurité alimentaire lorsque nos animaux mouraient », a-t-elle déclaré.
Grâce à l'initiative d'agriculture hydroponique de SOS Villages d'Enfants, la vie de Hirey et de sa famille a radicalement changé. Elle a appris des techniques agricoles modernes et la culture sous serre, ce qui lui a permis de cultiver plus avec moins d'eau. « Nous pouvons désormais nous permettre beaucoup de choses : des aliments nutritifs, les frais de scolarité et les médicaments pour mes enfants », a-t-elle déclaré, rayonnante, montrant fièrement leurs tomates fraîchement cueillies.
Grâce à des récoltes fiables et à un revenu stable, Hirey et sa communauté ne craignent plus la faim. Pour eux, cette initiative est plus qu'une bouée de sauvetage ; elle renforce la résilience, l'autonomie et l'espoir.